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Start-up sans CTO : pourquoi et comment développer son MVP ?

Tout créateur de start-up est conscient de l’enjeu majeur que représente le MVP ou Minimum Viable Product, popularisé et défendu par les plus belles success stories des principales licornes. Bien réussir son MVP sans CTO semble un défi insurmontable, alors que c’est parfaitement réalisable avec méthode et le recours à des regards extérieurs. Ce n’est pas difficile d’avoir une idée : ce qui est difficile, c’est le développement d’une bonne idée ! Voyez donc comment construire un MVP en mode agile.

Un MVP c’est quoi ?

MVP : définition

Acronyme de Minimum Viable Product ou Produit Minimum Viable, le MVP est la version opérationnelle la plus minimaliste et la plus simple d’un produit, type application, permettant de le tester auprès de vrais clients. C’est un concept développé dès 2008 par Eric Ries dans sa célèbre théorie de Lean Startup, reposant sur un trépied : • Le Validated Learning (vérification de la validité des concepts) • L’expérimentation scientifique, en mode IRL • Le développement et design itératifs, au cours de processus agiles Très utilisé au sein de toute start-up en mode agile, le MVP aide en effet à se nourrir au plus vite des feed-backs clients réels, pour faire évoluer ultérieurement et rapidement les fonctionnalités initiales. Le MVP constitue en quelque sorte dans le secteur IT, ce que le prototype est au monde de l’industrie.

Objectif d’un MVP

« For a company to grow really big, it must make something lots of people want, and reach and serve all those people. » (Paul Graham) Là est tout l’intérêt d’un MVP : est-ce que l’idée que je développe est quelque chose dont les clients veulent aussi ? Le concepteur pense toujours que oui, sauf que ce n’est à pas lui d’y répondre, c’est aux prospects de se prononcer ! Un MVP a pour objectif de vérifier l’adéquation entre un concept né de l’imagination et un besoin inscrit dans une réalité quotidienne.

Caractéristiques d’un bon MVP

Pour répondre au mieux à cet objectif, un MVP efficace doit répondre à plusieurs critères : • Minimum viable product : que signifie le mot minimum ? Ce sens varie d’un projet à l’autre et doit faire une l’objet d’une réflexion à plusieurs pour revenir à l’essence du concept, dans ce qu’il a de plus pur et de plus original. À ce stade, un regard extérieur est toujours une plus-value pour apporter une analyse MVP fraiche et nouvelle. • Développement court MVP : ce MVP doit être suffisamment simple pour que son développement soit rapide et peu couteux, d’autant qu’il va être évolutif suite aux retours d’expérience utilisateurs ; ce produit ne doit toutefois pas être non plus trop simple, pour offrir les fonctionnalités principales et plaire au client. C’est donc un équilibre subtil, qui suppose un développement en mode agile, de préférence avec un expert MVP et/ou un bon CTO. • Viable : ce MVP doit être fonctionnel pour séduire des utilisateurs et se nourrir de leurs retours. Chaque client réel appartient ainsi à un panel, d’où la nécessité de mettre en place en plus des éléments d’analyse de leur comportement, vis-à-vis de ce MVP.

MVP : exemples originaux

Le MVP s’inscrit en réalité dans une démarche connue de tout scientifique : tester des hypothèses par les expériences, pour les infirmer ou les confirmer. Si le MVP est principalement dédié aux applis, voici quatre exemples de type MVP que vous connaissez forcément : • Zalando : Lorsque Robert Gentz et David Schneider veulent créer en 2008 leur concept de chaussure, ils ont l’idée… mais pas les chaussures ! Ils créent un site web basique, et récupèrent des photos d’autres magasins de chaussures. Dès qu’ils ont une commande, ils foncent au magasin du coin… acheter la paire commandée pour l’expédier. À partir de ce simple concept logistique s’est développée une licorne dont la capitalisation atteignait plus de 10 milliards fin 2019, pour un CA de 5,39 milliards en 2018. Retenez leur slogan « are you ready ? ». • AirBnB : Alors qu’ils croyaient à leur concept dès 2007, Brian Chesky et Joe Gebbia ont profité d’une conférence sur le design à San Francisco pour proposer leur logement à la location bon marché. Ils ont pris des photos, les ont uploadées sur un simple site web… et ils ont gagné ainsi leurs trois premiers clients (une femme de Boston, un homme de l’Utah et un client indien). C’est aujourd’hui une licorne, dont le chiffre d’affaires trimestriel dépasse le milliard et qui envisage sa prochaine entrée en bourse ! • Netflix : Le leader mondial de la série teste chacune de ses productions à deux niveaux. D’abord en post production, avec un panel de téléspectateurs leur permettant de retravailler le montage selon les réactions ; ensuite en pré-production sur la série suivante, en utilisant les data fournies par les internautes sur la série précédente (à quel moment ils ont décroché, pourquoi, qu’est-ce qu’ils ont aimé…) : ils cherchent alors à reproduire les éléments de succès sur leurs prochaines séries. • Facebook : Un simple bouton comme le Like permet de tester très rapidement l’appétence d’une communauté pour une idée un concept, un nouveau produit. C’est simple et gratuit !

Pourquoi développer son MVP : avantages du MVP ?

Tester son idée via le développement d'un MVP

Pour tout concepteur, comme pour tout inventeur, son idée est forcément géniale : mais très souvent, il manque de recul et c’est normal, car émotionnel et rationnel font rarement bon ménage ! Mais la situation peut être identique pour son entourage professionnel et personnel, aveuglé par son enthousiasme. Or un bon produit doit d’abord rencontrer son public. Pour savoir si son idée est bonne, il n’y qu’une seule solution, la tester : • Au stade du concept, il faut brainstormer l’idée avec un intervenant extérieur, type atelier Impact mapping. C’est l’occasion de se recentrer sur le concept, en établissant une roadmap et en faisant émerger de nouvelles idées. • Au stade du produit, avec un MVP : il faut aller vite pour aller vers l’essentiel, en réduisant le plus possible son Time-To-Market et en étant très vigilant quant aux retours du parcours utilisateur. Le MVP permet de confirmer ou d’infirmer un concept, tout en l’affinant et en offrant des perspectives nouvelles. Ne pas faire de MVP, c’est au contraire prendre le risque de lancer un produit imparfait… qui servira alors de MVP pour un concurrent, lequel lancera alors lui le bon produit.

Le MVP, arme de séduction massive

Un concept c’est bien, mais c’est abstrait ; du concret, c’est mieux. Tout développement start-up passe à un moment par la recherche de nouveaux partenaires, financiers ou humains (CTO co-founder, développeur associé,…) Un MVP est un objet concret, visible, quantifiable, que vous pouvez utiliser pour convaincre : vos interlocuteurs sont comme Saint-Thomas. C’est beau de décrire toutes les promesses du futur modèle de chez Ferrari, rien ne vaut de la voir de la près, de la toucher, d’entendre son moteur vrombir et de la conduire !

Rationaliser une production

Toute construction de produit doit pouvoir être quantifiée par des chiffres : ils sont utiles au concepteur, pour data driver ; ils sont demandés aussi par d’éventuels investisseurs (banques, business-angel…) ou des partenaires (développeur associé, CTO co-founder…). Un MVP permet de poser des chiffres sur la table et de parler business.

Gagner du temps et de l’argent avec le MVP pour bootstrapper son concept

Développer un MVP, c’est se recentrer sur les fonctionnalités importantes, sur les défis techniques, sur les envies du client. En réduisant le périmètre fonctionnel sans complexifier, le développeur externe ou le développeur associé ont plus de chances de partir dans la bonne direction et de trouver la bonne solution : c’est du temps gagné en développement et donc en commercialisation. C’est autant d’argent, de compétences et d’enthousiasme qui ne seront pas gaspillés inutilement.

Comment faire un MVP sans CTO ?

Développer d'un MVP : deux inconvénients

Pour fabriquer son MVP, deux défis doivent être surmontés : • Une méthode : il faut considérer le MVP comme le prototype intermédiaire d’un produit innovant, pas comme le clone d’un produit connu. Aller vers l’inconnu suppose donc de tâtonner et de dépasser sa zone de confort. • Une maitrise technique : pour un développement en mode agile, il faut maitriser les outils de développement, ce qui peut être compliqué sans CTO ou développeur associé expérimenté. Il existe heureusement des solutions en interne ou en externe pour développer son MVP sans CTO : Agitalys en propose ainsi plusieurs, avec une double vision, à la fois technique et marketing.

Comment procéder par étapes pour fabriquer son MVP ?

Il faut toujours partir vers des solutions simples, pour aller vers le plus complexe : le concepteur peut au départ utiliser des CMS, des services SAAS, des logiciels ou codes Open Source… Un MVP n’est pas statique, l’évolution est dans son ADN. Pour un projet d’e-commerce, rien n’empêche de commencer avec une simple page statique et un seul produit. Viendront se greffer ensuite, par exemple, un paiement simple type Stripe, puis un CMS d’e-commerce en mode standard, puis un CMS d’e-commerce avec plugins puis un site e-commerce avec votre propre techno. Progresser par étapes n’a pas comme simple but de faire plus beau ou plus complexe : il faut comprendre chaque stade pour le challenger, en décryptant le parcours client, en analysant le feed-back, en le brainstormant, avec un objectif principal : le traduire du mieux possible en fonctionnalités nouvelles et détaillées. On commence par le moins cher et le plus simple, pour aller vers des fonctionnalités de plus en plus élaborées, correspondant aux demandes du client : votre MVP doit se modeler sur l’expérience utilisateur et être pertinent.

Trois étapes-clefs de tout développement MVP réussi

• Bien définir son MVP : -Brainstormer et définir le parcours utilisateur (user-journey) -Brainstormer et définir des fonctionnalités pertinentes du produit (user-story), en priorisant et affinant les fonctions C’est l’occasion d’un atelier Story Mapping pour établir un backlog initial. • Réaliser son MVP en mode agile : -Utiliser des ressources externes -Travailler en mode agile : Scrum, Kanban, XP, wireframes -Réaliser maquettes graphiques et architecture émergente -Travailleur avec un développeur associé ou externe pour les fonctionnalités MVP -Installer le MVP • Processus itératif d’amélioration -Analyse et brainstorming du feed-back -Backlog produit et backlog sprint Comme vous le voyez, un MVP est la seule solution de vérifier la pertinence d’une idée, et l’adéquation avec les besoins utilisateurs. C’est aussi une carte de visite concrète pour séduire investisseurs ou partenaires techniques, type CTO ou développeur associé. Un MVP réussi sera toujours l’alliance d’un produit simple, économique, évolutif… sans pour autant offrir une solution bas de gamme qui ne mettrait pas en valeur le concept original. Tout innovateur d’idée originale doit donc accepter de parler de son bébé à un spécialiste MVP, pour avoir un regard neutre et professionnel. AGITALYS apporte son expertise bienveillante, en proposant des solutions rapides, maitrisées et peu couteuses, au service de votre nouveau produit et de vos nouvelles idées.